René-Guy Cadou

La claire fontaine de la poésie

 

 

 

 

cadou

 

Toute poésie qui coule de source, se jette dans la mer, tend à rejoindre l’universel. (Cadou).

 

Salut Cadou, courant vif, source claire !

Pourquoi ne pas avoir fait plus tôt un signe tendre à l’ami Cadou, le doux Cadou, l’émouvant Cadou.

Sans doute parce qu’il semble nous avoir toujours accompagné. Nous le lisions, nous en parlions grâce à des expositions, des lectures et l’aide de sa femme Hélène. Il était tellement prés qu’il suffisait de chuchoter à son oreille. Des amis chanteurs Jacques Bertin, Morice Bénin, Martine Caplane étaient venus le chanter. Aussi il semblait aussi évident que l’air léger que Cadou était partout en nous et aussi dans les autres. Pourtant il fallait revenir à lui, même s’il nous parlait de l’autre côté de la route, de l’autre côté des lilas. L’ami proche devait être reconnu car il glissait dans les lointains.

Ainsi il semble confiné dans les classes d’école et des aspects importants de sa poésie ne sont pas mis en avant : le tragique et le croyant. Ses amis l’ont figé dans la poésie à hauteur de pommes, de joie rurale, ou d’élans vers le Christ autant que vers le cidre ou le cigare. Il existe un Cadou qui derrière sa façade de bonne humeur, ses proclamations d’instituteur de campagne et de provincial endurci, connaît la peur et l’écrit.

 

Sauver les meubles

 

Il est un homme au bord du monde

Qui chancelle

Un pauvre corps sans étincelles

Tout au fond de la vie

Un grand remous à la surface

Et puis des cris

Un doigt crispé qui me fait signe

Dans le courant un cœur qui saigne

Et cependant je n'ose aller

Vers cet homme qui me ressemble

Qui bat des mains

Qui me supplie

De l'achever d'un seul regard

Nous ne pouvons mourir ensemble.

3 août 1945.

 

Ce Cadou là reste à explorer au risque de briser des légendes béates fleurant bon les écoles républicaines. Et l’on préfère ce genre de poèmes :

 

Odeur des pluies de mon enfance,

Derniers soleils de la saison !

À sept ans, comme il faisait bon,

Après d'ennuyeuses vacances

Se retrouver dans sa maison !
 
La vieille classe de mon père,

Pleine de guêpes écrasées

Sentait l'encre, le bois, la craie

Et ces merveilleuses poussières

Amassées par tout un été !

Ô temps charmants des brumes douces,

Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,

Le vent souffle sous le préau,

Mais je tiens entre paume et pouce

Une rouge pomme à couteau !

 

Cela est beau et consensuel, mais ne rend pas compte de sa part d’ombre :

« ...Il est préférable de ne pas chercher à pénétrer trop profond dans ma vie, derrière le clapotis des yeux il y a trop de naufrages, trop de vagues refermées sur des bourgeons naissants ».

 

 

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Passage de Cadou parmi nous

 

René Guy Cadou était breton, né le 15 février 1920 à Sainte-Reine de Bretagne, dans la Loire-Atlantique. Le vent, les bruyères et la mer si proche sont ses amis d’enfance. En 1936, Cadou fait la rencontre de Michel Manoll, qui sera son révélateur en poésie et humanité. Il lui fera connaître Max Jacob et Pierre Reverdy. Cadou est vite pris dans la fièvre de l’écriture qui plus ne tarira jusqu'au bout. : (Brancardiers de l'Aube, en 1937). Il est entré en poésie à sa manière par l’intensité et la ferveur, l’ardeur et la fraternité avec le monde. Des chocs profonds viendront assombrir sa poésie lumineuse : la mort du père, la guerre, la débâcle. Réformé le 23 octobre, il regagne la région nantaise où le sort des « hussards en blouse » des instituteurs le conduit aux quatre coins du département.

 

La bande de copains, qui par facétie s’est baptisée « l'Ecole de Rochefort », se noue en gerbes de blés d’espoir et d’amour de la vie, et de liberté

Le 17 juin 1943, il rencontre une jeune fille de Nantes, Hélène Laurent, qu'il devait épouser en 1946 et qu'il aura rendu immortelle dans « Hélène ou le règne végétal ». Nommé à Louisfert, près de Châteaubriant, en octobre 1945, Cadou s'y installe et mène humblement la vie des humbles et du village. La maladie apparaît dés janvier 1950, sera suivie d'une période de rémission qui ne durera que très peu, quelques mois de soleil mûr tout au plus. René Guy Cadou meurt dans la nuit du 20 mars 1951, dans l’école du village, son école, entouré d'Hélène et de Jean Rousselot.
 « La blanche école où je vivrai, N'aura pas de roses rouges, Mais seulement devant le seuil, Un bouquet d'enfants qui bougent ».  Depuis quelques tentatives d’hommage ont eu lieu. Une émission de Jean Rouault « Cadou, la Loire Intérieure », était plus que décevante avec ses poncifs et ses soleils couchants, malgré l’adoubement de la femme du poète.

 

Enfin un dvd de Jacques Bertin, chez EPM, rend justice au petit instituteur de Louisfert, pleinement, amoureusement. Après le livre bouleversant de Michel Manoll, père spirituel de Cadou, chez Seghers en poète d’aujourd’hui, Cadou revient comme rosée du matin lumineux et « Poésie la vie entière », toujours chez Seghers, tout est enfin devant nous, et l’eau claire de Cadou continue à couler. Lui qui refusait la ruse du mouchoir agité devant l’avenir, la vampirisation de Paris et de ses doctes cénacles, il a autant de clarté de jour que de clarté nocturne. Il est à la fois cet enfant précoce de la poésie, autant que l’homme qui doute du sens de sa vie.

 

cadou

L'enfant précoce

Une lampe naquit sous la mer

Un oiseau chanta

Alors dans un village reculé

Une petite fille se mit à écrire

Pour elle seule

Le plus beau poème

Elle n'avait pas appris l'orthographe

Elle dessinait dans le sable

Des locomotives

Et des wagons pleins de soleil

Elle affrontait les arbres gauchement

Avec des majuscules enlacées et des cœurs

Elle ne disait rien de l'amour

Pour ne pas mentir

Et quand le soir descendait en elle

Par ses joues

Elle appelait son chien doucement

Et disait

« Et maintenant cherche ta vie ».

 

Il nous aura parlé simplement pour cela : « Je parle à travers l'épaisseur des mains qui tombent sur ma bouche, je parle pour communiquer la fraîcheur, pour retrouver sous la pierre les grands lézards du rêve, pour que la fleur soit l'ombre même de l'homme sur la terre, je m'en tiens à une possession sourde. »

Ses conseils « à usage interne », tel que « mange ta main, garde l’autre pour demain », sont un miracle d’humilité. Cadou se voulait fraternel, simple, presque anonyme. Il était la transparence, une série de fenêtres ouvertes sur la vie passante. Il se sera aussi brûlé à la lumière des lampes.

 

La nuit ! La nuit surtout je ne rêve pas je vois

J'entends je marche au bord du trou

J'entends gronder

Ce sont les pierres qui se détachent des années

La nuit nul ne prend garde

C'est tout un pan de l'avenir qui se lézarde

Et rien ne vivra plus en moi

Comme un moulin qui tourne à vide

L'éternité

De grandes belles filles qui ne sont pas nées

Se donneront pour rien dans les bois

Des hommes que je ne connaîtrai jamais

Battront les cartes sous la lampe un soir de gel

Qu'est-ce que j'aurai gagné à être éternel ?

Les lunes et les siècles passeront

Un million d'années ce n'est rien

Mais ne plus avoir ce tremblement de la main

Qui se dispose à cueillir des œufs dans la haie

Plus d'envie plus d'orgueil tout l'être satisfait

Et toujours la même heure imbécile à la montre

Plus de départs à jeun pour d'obscures rencontres

Je me dresse comme un ressort tout neuf dans mon lit

Je suis debout dans la nuit noire et je m'agrippe

À des lampions à des fantômes pas solides

Où la lucarne ? Je veux fuir ! Où l'écoutille ?

Et je m'attache à cette étoile qui scintille

Comme un silex en pointe dans le flanc

Ivrogne de la vie qui conjugue au présent

Le liseron du jour et le fer de la grille.

 

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Le déhanchement de l’âme

 

Son amour pour Hélène aura rejoint celui de Pétrarque pour Laure, celle qui venait de loin derrière son visage, et reste toujours fidèle à celui qui est plus fort que son sang.

Il n’est pas si proche en poésie de Max Jacob, comme on le dit, mais de Reverdy qui le marque plus profondément. Sa poésie a un son unique, fait de vibrations intérieures, de simplicité essentielle, d’un lyrisme toujours en fleurs.

 

Ses images, ses mots sont fait au miel de la tendresse, en l’amitié aux hommes, aux bêtes et aux choses. Saint-François d’Assise de la poésie ? Non car il évite la mièvrerie sauf quand il fait acte de croyant dans sa poésie et nous inflige des christs un peu sirupeux. Dans sa poésie « Il y avait cette démarche intérieure qui est la promesse du mouvement, ce déhanchement total de l'âme et j'étais déjà sur la route bien avant de savoir que je pouvais être sur la route ». Enraciné dans le sol, attentif aux bouquets de moineaux aux corsets des guêpes, dans les fossés des routes, il canalise ses flots noirs dans l’amour. Dans sa poésie on entend les calèches, le bruit de craie sur les tableaux noirs, on sent l’odeur de l’encre violette, des fleurs séchées près des fenêtres.

Cadou réveille les fontaines, fait tourner les tournesols.

 

Je veux chanter la joie étonnement lucide

D’un pays plat barricadé d’étranges pommiers à cidre

Voici que je dispose ma lyre comme une échelle à poule contre le ciel

Et que des paysans viennent voir ce miracle

D’un homme qui grimpe après les voyelles…

 

Bien sûr tout n’est pas dans sa nombreuse production au firmament, et sa poésie religieuse, nombreuse, mélange trop l’odeur des lys et l’odeur de l’encens.

La poésie d’un petit instituteur de Loire-Atlantique qui se voulait quasiment l’idiot de village est la lumineuse évidence de l’universel. Comment dire merci à Cadou, notre frère à jamais cadet mort à 31 ans d’un cancer des testicules, et nous ne pouvons sans lui continuer le voyage.

Je mourrai mais vous ne pourrez pas

M’absenter des chevaux et des fleurs de lilas.

 

Cadou ne voulait pas être jugé mais être lu. La poésie était pour lui cette passion au sens religieux du terme Poésie la vie entière ! Ce fut sa devise. Lui qui aura écrit « pour les oreilles poilues, avec un amour obstiné qui saura bien, un jour, se faire entendre ».

La poésie n’est pas plus utile que la pluie, il pleut sur nous, et notre soif s’apaise, Cadou a l’odeur et la douceur des pluies de notre enfance. Il nous demandait de le prendre tel qu’il était, pour nous aider dans nos tâches quotidiennes, c’est-à-dire la vie. Maintenant le vent fredonne le nom de Cadou, son nom circule parmi les nuages. Il est là juste derrière la haie de la vie, il nous attend. Il a le sourire des baies rouges et le rire de l’enfant.

 

 

Gil Pressnitzer

 


 

 

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Choix de textes

 

Tous les textes cités sont édités aux éditions Seghers.

 

 

30 Mai 1942

 

Il n'y a plus que toi et moi dans la mansarde

Mon père

Les murs sont écroulés

La chair s'est écroulée

Des gravats de ciel bleu tombent de tous côtés

Je vois mieux ton visage

Tu pleures

Et cette nuit nous avons le même âge

Au bord des mains qu'elle a laissées

 

Dix heures

La pendule qui sonne

Et le sang qui recule

II n'y a plus personne

Maison fermée

Le vent qui pousse au loin une étoile avancée

 

Il n'y a plus personne

Et tu es là

Mon père

Et comme un liseron

Mon bras grimpe à ton bras

Tu effaces mes larmes

En te brûlant les doigts

 

La soirée de décembre

 

Amis pleins de rumeurs où êtes-vous ce soir

Dans quel coin de ma vie longtemps désaffecté ?

Oh ! je voudrais pouvoir sans bruit vous faire entendre

Ce minutieux mouvement d'herbe de mes mains

Cherchant vos mains parmi l'opaque sous l'eau plate

D'une journée, le long des rives du destin !

Qu'ai-je fait pour vous retenir quand vous étiez

Dans les mornes eaux de ma tristesse, ensablés

Dans ce bief de douceur où rien ne compte plus

Que quelques gouttes d'une pluie très pure comme les larmes ?

Pardonnez-moi de vous aimer à travers moi

De vous perdre sans cesse dans la foule

O crieurs de journaux intimes seuls prophètes

Seuls amis en ce monde et ailleurs !

 

Aller simple

 

Ce sera comme un arrêt brutal du train

Au beau milieu de la campagne un jour d'été

Des jeunes filles dans le wagon crieront

Des femmes éveilleront en hâte les enfants

La carte jouée restera tournée sur le journal

Et puis le train repartira

Et le souvenir de cet arrêt s'effacera

Dans la mémoire de chacun

Mais ce soir-là

Ce sera comme un arrêt brutal du train

Dans la petite chambre qui n'est pas encore située

Derrière la lampe qui est une colonne de fumée

Et peut-être aussi dans le parage de ces mains

Qui ne sont pas déshabituées de ma présence

Rien ne subsistera du voyageur

Dans le filet troué des ultimes voyages

Pas la moindre allusion

Pas le moindre bagage

Le vent de la déroute aura tout emporté.

 

Le chant de solitude

 

Laissez venir à moi tous les chevaux toutes les femmes et les bêtes

bannies

Et que les graminées se poussent jusqu'à la margelle de mon établi

Je veux chanter la joie étonnamment lucide

D'un pays plat barricadé d'étranges pommiers à cidre

Voici que je dispose ma lyre comme une échelle à poules contre le ciel

Et que tous les paysans viennent voir ce miracle d'un homme qui

grimpe après les voyelles

Étonnez-vous braves gens ! car celui qui compose ainsi avec la Fable

N'est pas loin de trouver place près du Divin dans une certaine

Étable !

Et dites-vous le soir quand vous rentrez de la foire aux conscrits ou

bien des noces

Que la lampe qui brûle à l'avant du pays très tard est comme la

lanterne d'un carrosse

Ou d'un navire bohémien qui déambule

Tout seul dans les eaux profondes du crépuscule

Que mon Chant vous atteigne ou non ce n'est pas tant ce qui

importe

Mais la grande ruée des terres qui sont vôtres entre le soleil et ma

porte

Les fumures du Temps sur le ciel répandues

Et le dernier dahlia dans un jardin perdu !

Dédaignez ce parent bénin et maudissez son Lied !

Peut-être qu'un cheval à l'humeur insolite

Un soir qu'il fera gris ou qu'il aura neigé

Posera son museau de soleil dans mes vitres.

 

Destin du poète

 

Le soir qui bouge son oreille

Comme un vieil âne abandonné

Le dernier corset d'une abeille

Oublié sur la cheminée

La cloche triste de l'asile

Et le pas qui répond au pas

Dans la mesure où ce qui veille

Encourage ce qui n'est pas

L'oiseau qui tombe sur la pierre

Le sang qui tombe sur le cœur

La bonne pluie des réverbères

Qui donne à boire au malfaiteur

Le trou d'aiguille par où passe

Le fil ténu de la clarté

La bobine du temps qui roule

Sous les lauriers sous les sommiers

Mais se savoir parmi les hommes

En un présent aventureux

Une petite lampe à huile

Qui peut encor mettre le feu.

Un homme

 

    Un homme

 

    Un seul un homme

    Et rien que lui

    Sans pipe sans rien

    Un homme

    Dans la nuit un homme sans rien

    Quelque chose comme une âme sans son chien

    La pluie

    La pluie et l’homme

    La nuit un homme qui va

    Et pas un chien

    Pas une carriole

    Une flaque

    Une flaque de nuit

    Un homme.

 

Hélène ou le règne végétal (Seghers 1952)

Je t’attendais…

 

    Je t'attendais ainsi qu'on attend les navires

    Dans les années de sécheresse quand le blé

    Ne monte pas plus haut qu'une oreille dans l'herbe

    Qui écoute apeurée la grande voix du temps

 

    Je t'attendais et tous les quais toutes les routes

    Ont retenti du pas brûlant qui s'en allait

    Vers toi que je portais déjà sur mes épaules

    Comme une douce pluie qui ne sèche jamais

 

    Tu ne remuais encore que par quelques paupières

    Quelques pattes d'oiseaux dans les vitres gelées

    Je ne voyais en toi que cette solitude

    Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou

 

    Et pourtant c'était toi dans le clair de ma vie

    Ce grand tapage matinal qui m'éveillait

    Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays

    Ces astres ces millions d'astres qui se levaient

 

    Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres

    Pétillaient dans le soir ainsi qu'un vin nouveau

    Quand les portes s'ouvraient sur des villes légères

    Où nous allions tous deux enlacés par les rues

 

    Tu venais de si loin derrière ton visage

    Que je ne savais plus à chaque battement

    Si mon cœur durerait jusqu'au temps de toi-même

    Où tu serais en moi plus forte que mon sang.

 

Hélène ou le règne végétal (Seghers 1952)

Louisfert

 

    Pieds nus dans la campagne bleue, comme un bon père

    Qui tient sa mule par le cou et qui dit des prières

 

    Je vais je ne sais rien de ma vie je vais

    Au bout de tout sans me soucier du temps qu'il fait

 

    Les gens d'aujourd'hui sont comme des orchidées

    Drôle de tête et les deux mains cadenassées

 

    Je marche dans le jour épais d'avant midi

    Pauvre fils de garce qui n'en a pas fini

 

    De mener ses chevaux sur la route sans ombre

    Qu'a grand'hâte et soif et ne salue personne

 

    Car j'aime ce village emmuré de forêts

    Et ses très vieilles gens comme des pots de grès

 

    Qui tendent leur oreille aux carrefours des routes

    Avec des mouvements qui font croire qu'ils doutent

 

    J'ai choisi mon pays à des lieues de la ville

    Pour ses nids sous le toit et ses volubilis

 

    Je vais loin dans le ciel et dans la nuit des temps

    Je marche les pieds nus comme un petit enfant

 


 

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Bibliographie

 

Poésie, la vie entière" (Editions Seghers) 1976 intégralité de son œuvre poétique, avec une préface de Michel Manoll.
Michel Manoll, René Guy Cadou, Seghers, collection Poètes d'aujourd'hui, 1954, (réédité en 1958, 1963, 1969)
Hélène Cadou: Une vie entière - René Guy Cadou, la mort, la poésie, Éditions du Rocher, 2003.

 

 

 

 

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Date de mise à jour : 25/02/2007